31 mars 2012

Voyage à la liberté de la guise et à la soumission des contraintes

Souvent, je rêve de m'en aller. De partir. De partir loin de toute attache. Je prendrai la valise de la responsabilité, bien sûr : la liberté a un prix. J'irai au bord de la mer, y habiter ou pas, là n'est pas la question. Et sentir le vent marin dans mes cheveux fraîchement coupés, sous le soleil d'été, sous des flocons blancs en hiver. quand je veux, aller à la mer. Saluer les oiseaux. Me balader le soir, sur le port, dans la ville, passer devant les vieilles librairies, des salons de thés, longer un cimetière peut-être, faire un détour par le jardin à l'heure où bientôt il ferme. Et marcher, marcher. Marcher dans la ville, sous les réverbères, ou en dehors. Peu m'importe, en fait. Et une brise printanière, sur mes joues, la sentir sur ma bouche, sentir la florale fragrance émanant des prés, des champs, fleuris, colorés, ensoleillés. Emmenant des bois, à l'orée, à l'aube, au coucher, rayons printaniers, à l'automne passé. Croiser un écureuil, une petite créature, un daim peut-être. Rentrer à la maison, au petit matin, et s'endormir à la berceuse du temps et de sentiments plus ou moins enfantins.

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