Est-ce vrai ce que tu m'as raconté là, princesse? Que dans ton palais, tu vivais des jours heureux, plus agréables, les uns que les autres. Rien ne semblait te manquer, princesse. Tu étais comme reine dans ta prison d'argent. Puis tu as grandi, et on t'a parlé de dehors, de sable blanc et d'or noir. Les voyageurs se poussaient à ta porte pour, contre une poignée de métal de valeur, donnée par ta blanche main, te conter milles et quelques contes, à en faire pâlir tes légendes de prison d'argent de honte. Tu rêvais de liberté. Est-ce cela qui te manquais? Cela ou ... autre chose ? Mais c'est là ce que tu voulais. Bataillant avec roi et reine, père et mère, ton envie de voyager grandissait de jour en jour. Tu devais briser ces chaînes de diamants. Ce palais était trop petit pour toi, il fallait que tu puisses gambader dans le monde entier. C'est ce dont tu rêvais princesse. Un jour, un criminel se fit prendre à rôder dans cette ville pas loin de ta résidence d'argent. Ayant commis quelques petis crimes, pas fortement punissables, il fut emprisonné dans les cachots de sa majesté ton père. Ses beaux yeux t'envoutèrent, et tu demandas aux gardes de vous laisser parler du soir jusqu'au lever du soleil. Toute la nuit, vous parlâtes. Il t'explicait pourquoi il en était arrivé là, puis tu lui racontais ce que les voyageurs t'avaient narré, et il t'écoutait. Pour une fois, ce n'étais plus toi qui prêtais ton oreille à l'autre, mais l'autre qui s'interessait à ce que tu avais à dire. Le matin, aux première lueurs, une idée te vint. Les gardes étant partis jusqu'au lever du soleil, la voie était libre. Tu serras la main au prisonnier, et t'enfuis.
Est-ce vrai? Pourquoi les n'y avait-il pas de garde sur ton chemin? Car si tu leur avais demandé de te laisser seule, il devait tout de même y en avoir à l'entrée. Et puis, princesse, ne ressens-tu pas un vide au fond de toi? Je le vois à ton sourire pâle que tu regrette finalement de ne pas être restée dans ta cage d'argent avec cet être, juste pour voir un monde dont tu ne pourras plus lui parler.
Blog de textes courts, comme les billets d'un journal aux couleurs librement floues.
29 février 2012
19 février 2012
Bouton au matin
Un bouton,
Entouré d'une forêt de ronces,
Un teint fragile et rose
Devant lequel bien des coeurs explosent;
Quand d'une eau divine tombée des cieux
La jeune fleur fragile en plein milieu,
Quand la rosée se dépose au matin
Et que la rose brille tel du satin.
Et lorsque doucement ses pétales s'ouvrent,
Quelle exquise sensation d'innocence l'on éprouve!
Entouré d'une forêt de ronces,
Un teint fragile et rose
Devant lequel bien des coeurs explosent;
Quand d'une eau divine tombée des cieux
La jeune fleur fragile en plein milieu,
Quand la rosée se dépose au matin
Et que la rose brille tel du satin.
Et lorsque doucement ses pétales s'ouvrent,
Quelle exquise sensation d'innocence l'on éprouve!
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