06 octobre 2012

Sans titre du mois

Dans sa forêt, elle se plait à demeurer. Ses cheveux tressés de lianes, coiffés d'une impressionnante paire de bois encadrent un visage inexpressif. Son buste, libéré de toute tissus, chaîne de civilisation, est élégamment rattaché au principal de son corps. Deux bras de nymphe, quatre pattes de cervidé.
C'est ainsi faite qu'elle se promène dans les bois, silencieuse, avec pour compagnie, l'eau d'un lac, sa seule ressource vitale.


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 Depuis la rentrée, la plupart de mes écrits se font en cours. L'original de ce texte sans titre se trouve carrément en plein milieu de mon cours de français...

Je me suis aussi inscrite sur le forum d'une amie : Le Café de la Gare
Je me tate aussi pour faire un tour sur un ou deux de ces sites là : Contes défaits, Wammy's House, et Hotel Dusk .


31 juillet 2012

Et perdue, je me noie. Dans la détresse, dans la tristesse, ou dans un lac, je ne sais pas.
Je ne sais pas ce que je veux. Ou plutôt si, mais il y a trop de choses et tout forme un noeud.
Je me sens incapable. J'ai beau avoir l'envie, l'action ne suis guère, c'est indéniable.
Cela ne mène à rien. Il faut avancer malgré tout, ne pas rester figé je le sais bien.
Mais je n'y arrive pas. Dans un lac, dans la tristesse, dans la détresse, je e noie.

27 avril 2012

Entre les rides

J'étais de forte mauvaise humeur, et marchais d'un pas rapide, quelque peu jemenfoutiste, sous un ciel fort nuageux. Ma matinée avait à peine commencée que déjà elle regorgeait de diverses choses pourries. Après avoir dépassé trois mendiants, je décidai de donner une pièce au prochain qui se trouverait être sur mon chemin; après tout, je n'avais rien donné au gens de la rue depuis quelques semaines...
Le prochain fut une prochaine.
Elle était recroquevillée, les genoux contre la poitrine, la tête baissée, on ne voyait d'elle que ses bruns cheveux grisonnants, et ce qui lui servait à se vêtir. Je me baissai pour lui donner une pièce, quand je vis sont visage. Sur son visage ridé de celle qui a connu la vie, un sourire de gratitude se présentait. Mais ce qui me marqua ne fut pas son beau sourire, oh non, mais ses yeux d'un bleu-vert (pas turquoises! des iris verts marins avec des éclats de bleu) hypnotisant, le regard qui accompagnant le sourire, signifiant combien ce dernier était sincère.

18 avril 2012

« La pensée naît du doute. »

My father said "On peut réussi, et on peut rater. L'important, c'est d'essayer. Si on n'essaie pas, on ne réussi jamais". Oh father ... and mother ... if you knew.

Ai-je assez essayé? Ai-je assez tenté? Ai-je assez fait pour légitimement douter?
Tu ne veux de moi, je crois que c'est assez clair. J'ai fini de t'appeler.
Désormais, seul ton bonheur prime. Sois heureux, et ne reviens pas.

He said me I was an artist. But I was just me : he prentended to love me for what I was really. And it brought an infinity of joy to my life.

Retard - Rimes vitales de la danse

Désolée pour le manque de textes, et surtout, pour ne pas avoir publié mes saveurs des deux dernières semaines. Mais ça ne saurait tarder!
Effectivement, j'ai du retard dans mes publications, mais (excuses un peu bidons :p ) je n'ai pas tellement le temps en ce moment, et je n'ai pas vraiment ni envie d'écrire, ni de faire quoi que ce soit d'ailleurs...

Peut-être que quelque chose dans ce genre là me remonterai le moral, mais j'ai prévu d'attendre fin-main ou juin pour m'y inscrire ...



C'est dans un vertueux silence, mortuaire ou apaisant (il y aura des différence dans ce que l'on pense) qu'une jeune fille sans apparence se lance. Elle danse, un pas, un autre, virevolte. Les odeurs de feuilles mortes, de pluie et d'encens la font sourire. Quelle innocence sur ses lèvres! Mais ... à quoi elle pense..? La légèreté un peu incertaine, brouillonne mais mignonne laisse place à une élégance inspirant le respect. Elle ne porte pas une robe en soie, ni un parfum venant de Grasse en France, mais elle semble dans une errance maîtrisée, avoir une certaine importance. Elle joue avec son regard, souris d'une façon nouvelle. Quelle présence! Proie que tu es, qui la regarde, saisiras-tu ta chance?  Mais avant d'avoir pu profiter de son existence, elle perd de son aisance et de son insolence, mais avec indifférence elle continue dans sa longue danse, se faisant violence. La démence la guette, mais son regard laisse deviner une clémence sure face à l’ambivalence du temps.
Dans un dernier mouvement, elle s'élance. Et s'arrête. Avec décence et une tardive diligence elle accepte de céder sa quintessence. Le silence, ne semble plus soumis à aucune cadence. C'est juste le silence, vide. Après des mouvements esquissés avec incertitude puis aisance, l'immobilité dans cet espace immense rend le silence plus lourd et plus dense.


31 mars 2012

Voyage à la liberté de la guise et à la soumission des contraintes

Souvent, je rêve de m'en aller. De partir. De partir loin de toute attache. Je prendrai la valise de la responsabilité, bien sûr : la liberté a un prix. J'irai au bord de la mer, y habiter ou pas, là n'est pas la question. Et sentir le vent marin dans mes cheveux fraîchement coupés, sous le soleil d'été, sous des flocons blancs en hiver. quand je veux, aller à la mer. Saluer les oiseaux. Me balader le soir, sur le port, dans la ville, passer devant les vieilles librairies, des salons de thés, longer un cimetière peut-être, faire un détour par le jardin à l'heure où bientôt il ferme. Et marcher, marcher. Marcher dans la ville, sous les réverbères, ou en dehors. Peu m'importe, en fait. Et une brise printanière, sur mes joues, la sentir sur ma bouche, sentir la florale fragrance émanant des prés, des champs, fleuris, colorés, ensoleillés. Emmenant des bois, à l'orée, à l'aube, au coucher, rayons printaniers, à l'automne passé. Croiser un écureuil, une petite créature, un daim peut-être. Rentrer à la maison, au petit matin, et s'endormir à la berceuse du temps et de sentiments plus ou moins enfantins.

Saveur 1 - Texte HS

Connaissez-vous le principe des "52 saveurs" ?Des thèmes d'écriture (à la base pour des fanfictions), un par semaine. (le respect de ces délais est tout de même facultatif)
Je m'attèle au défi, mais en changeant quelque peu les "règles" : les histoire ne seront pas nécessairement des fanfictions, et souvent, je posterais un "Texte Hors Sujet", comme celui que je m'apprête à partager sur le blog aujourd'hui, qui m'a été inspiré par le nom de la saveur de la semaine.
Vous me suivez?
Enjoy !

1# Cinq nuance de blanc
Vierge, aimée, admirée, recyclée, jetée.

Voyez-vous ces feuilles blanches, sur lesquelles chacun gribouille à sa guise? Blanches devant, blanches derrière. Blanches dedans tout autant. On les coupe, on les plie, on les noircies de haut en bas, de bas en haut, parfois on s'arrête de les utiliser à mi-chemin. On leur fait subir toutes sortes d'aventures. Elles se plient à nos volontés, résistent, se teintent d'une nuance quelconque pour notre plaisir, vivent à travers ce qu'avec passion on laisse de nos plumes, endurent nos mots rageurs, nos listes à jeter, nos tristes dessins, des soutires au crayon à papier, des larmes salées absorbées par leur fibre. elles deviennent autre. Après ça, il nous arrivera de les aimer. Ou de laisser à quelqu'un d'autre de les aimer pour nous (parfois en pensant à nous...? Honnêtement, qui n'a jamais donnée pour quelques pensées en retour?)
Et après quoi?
Elles seront sûrement oubliées, et se désagrégeront au fond d'un tiroir, dans une pile d'autres feuilles regardées un fois, ou sous un presse-papier jamais soulevé (ou plus rapidement, en brûlent aux ordures...)
Peut-être, avec un peu de chance, quelqu'un reconnaîtra la beauté ou la pertinence de l'utilisation faite de quelqu'unes de ces feuilles, et l'histoire en gardera une trace.
Et puis il y a aussi ces feuilles qu'après coup, une liste, un début de lettre, on aura jetées. Parce-que plus utiles. Parce-que "ratées". Parce-qu'appelant de mauvais sentiments. Parce-que tout. Parce-que n'importe quoi. Parce-que.
trouveront-elles quelqu'un pour les garder? Les recycler s'il le faut?
Ou leur avenir est-il de déjà retourner à la terre? Seules.


Je sais ce texte un peu lourd, mais n'arrive à le corriger ... Pour la fiction, ce sera en effet une fanfic' avec des personnages de ... Saiyuki! (Oui, Otaku-girl de mes-deux que je ne suis pas .. )
Merci d'être passé, et n'hésitez pas à donner votre impression, même mauvaise, je ne ferais (que) vous fouetter avec un collier de fraises confites!
Et bonne journée (bonne nuit?!) à vous ~

Edit : Saiyuki ... ou pas! ;)

29 février 2012

Entre mensonges, sourires et vérité.

Est-ce vrai ce que tu m'as raconté là, princesse? Que dans ton palais, tu vivais des jours heureux, plus agréables, les uns que les autres. Rien ne semblait te manquer, princesse. Tu étais comme reine dans ta prison d'argent. Puis tu as grandi, et on t'a parlé de dehors, de sable blanc et d'or noir. Les voyageurs se poussaient à ta porte pour, contre une poignée de métal de valeur, donnée par ta blanche main, te conter milles et quelques contes, à en faire pâlir tes légendes de prison d'argent de honte. Tu rêvais de liberté. Est-ce cela qui te manquais? Cela ou ... autre chose ? Mais c'est là ce que tu voulais. Bataillant avec roi et reine, père et mère, ton envie de voyager grandissait de jour en jour. Tu devais briser ces chaînes de diamants. Ce palais était trop petit pour toi, il fallait que tu puisses gambader dans le monde entier. C'est ce dont tu rêvais princesse. Un jour, un criminel se fit prendre à rôder dans cette ville pas loin de ta résidence d'argent. Ayant commis quelques petis crimes, pas fortement punissables, il fut emprisonné dans les cachots de sa majesté ton père. Ses beaux yeux t'envoutèrent, et tu demandas aux gardes de vous laisser parler du soir jusqu'au lever du soleil. Toute la nuit, vous parlâtes. Il t'explicait pourquoi il en était arrivé là, puis tu lui racontais ce que les voyageurs t'avaient narré, et il t'écoutait. Pour une fois, ce n'étais plus toi qui prêtais ton oreille à l'autre, mais l'autre qui s'interessait à ce que tu avais à dire. Le matin, aux première lueurs, une idée te vint. Les gardes étant partis jusqu'au lever du soleil, la voie était libre. Tu serras la main au prisonnier, et t'enfuis.
Est-ce vrai? Pourquoi les n'y avait-il pas de garde sur ton chemin? Car si tu leur avais demandé de te laisser seule, il devait tout de même y en avoir à l'entrée. Et puis, princesse, ne ressens-tu pas un vide au fond de toi? Je le vois à ton sourire pâle que tu regrette finalement de ne pas être restée dans ta cage d'argent avec cet être, juste pour voir un monde dont tu ne pourras plus lui parler.

19 février 2012

Bouton au matin

Un bouton,
Entouré d'une forêt de ronces,
Un teint fragile et rose
Devant lequel bien des coeurs explosent;
Quand d'une eau divine tombée des cieux
La jeune fleur fragile en plein milieu,
Quand la rosée se dépose au matin
Et que la rose brille tel du satin.
Et lorsque doucement ses pétales s'ouvrent,
Quelle exquise sensation d'innocence l'on éprouve!