27 avril 2012

Entre les rides

J'étais de forte mauvaise humeur, et marchais d'un pas rapide, quelque peu jemenfoutiste, sous un ciel fort nuageux. Ma matinée avait à peine commencée que déjà elle regorgeait de diverses choses pourries. Après avoir dépassé trois mendiants, je décidai de donner une pièce au prochain qui se trouverait être sur mon chemin; après tout, je n'avais rien donné au gens de la rue depuis quelques semaines...
Le prochain fut une prochaine.
Elle était recroquevillée, les genoux contre la poitrine, la tête baissée, on ne voyait d'elle que ses bruns cheveux grisonnants, et ce qui lui servait à se vêtir. Je me baissai pour lui donner une pièce, quand je vis sont visage. Sur son visage ridé de celle qui a connu la vie, un sourire de gratitude se présentait. Mais ce qui me marqua ne fut pas son beau sourire, oh non, mais ses yeux d'un bleu-vert (pas turquoises! des iris verts marins avec des éclats de bleu) hypnotisant, le regard qui accompagnant le sourire, signifiant combien ce dernier était sincère.

18 avril 2012

« La pensée naît du doute. »

My father said "On peut réussi, et on peut rater. L'important, c'est d'essayer. Si on n'essaie pas, on ne réussi jamais". Oh father ... and mother ... if you knew.

Ai-je assez essayé? Ai-je assez tenté? Ai-je assez fait pour légitimement douter?
Tu ne veux de moi, je crois que c'est assez clair. J'ai fini de t'appeler.
Désormais, seul ton bonheur prime. Sois heureux, et ne reviens pas.

He said me I was an artist. But I was just me : he prentended to love me for what I was really. And it brought an infinity of joy to my life.

Retard - Rimes vitales de la danse

Désolée pour le manque de textes, et surtout, pour ne pas avoir publié mes saveurs des deux dernières semaines. Mais ça ne saurait tarder!
Effectivement, j'ai du retard dans mes publications, mais (excuses un peu bidons :p ) je n'ai pas tellement le temps en ce moment, et je n'ai pas vraiment ni envie d'écrire, ni de faire quoi que ce soit d'ailleurs...

Peut-être que quelque chose dans ce genre là me remonterai le moral, mais j'ai prévu d'attendre fin-main ou juin pour m'y inscrire ...



C'est dans un vertueux silence, mortuaire ou apaisant (il y aura des différence dans ce que l'on pense) qu'une jeune fille sans apparence se lance. Elle danse, un pas, un autre, virevolte. Les odeurs de feuilles mortes, de pluie et d'encens la font sourire. Quelle innocence sur ses lèvres! Mais ... à quoi elle pense..? La légèreté un peu incertaine, brouillonne mais mignonne laisse place à une élégance inspirant le respect. Elle ne porte pas une robe en soie, ni un parfum venant de Grasse en France, mais elle semble dans une errance maîtrisée, avoir une certaine importance. Elle joue avec son regard, souris d'une façon nouvelle. Quelle présence! Proie que tu es, qui la regarde, saisiras-tu ta chance?  Mais avant d'avoir pu profiter de son existence, elle perd de son aisance et de son insolence, mais avec indifférence elle continue dans sa longue danse, se faisant violence. La démence la guette, mais son regard laisse deviner une clémence sure face à l’ambivalence du temps.
Dans un dernier mouvement, elle s'élance. Et s'arrête. Avec décence et une tardive diligence elle accepte de céder sa quintessence. Le silence, ne semble plus soumis à aucune cadence. C'est juste le silence, vide. Après des mouvements esquissés avec incertitude puis aisance, l'immobilité dans cet espace immense rend le silence plus lourd et plus dense.